Un kisskissbankbank de solidarité avec les Grecs

De peuple à peuple est une initiative de soutien à des actions concrètes en Grèce en matière de solidarité et de développement humain. La manifestation de ce soutien permet de renforcer la capacité d’action et de négociation du gouvernement que les grecs se sont choisis.

De peuple à peuple appelle à contribuer financièrement chacun selon ses moyens à l’auto-organisation des Grecs en leur signifiant dans le même temps que les politiques menées par la troïka ne se font pas en notre nom. C’est une initiative du collectif Interdemos, qui collecte pour l’organisme grec Solidarity4all, qui finance les cuisines et les pharmacies sociales, les dispensaires militants, les programmes de soutien juridique, etc.
Les députés de Syriza reversent une partie de leurs indemnités à Solidarity4all.
Les 300 000 euros que souhaitent collecter les promoteurs de l’initiative française De peuple à peuple permettront de renforcer et de multiplier les structures fédérées par Solidarity4all.
C’est aussi une autre façon de faire de la politique.
« Nous souhaitons montrer qu’il existe un autre peuple européen que celui qui renvoie à la mosaïque de nationalités. Il y a un peuple européen qui refuse les politiques de la BCE et de la Commission », explique l’une des initiatrices du projet, l’historienne Sophie Wahnich.
Pour d’avantage de détail et pour participer : kisskissbanbank

La fête à ni-ni et pas ni-ni

Dimanche ce sera la fête à ni-ni et à pas ni-ni.

Décidément ces élections départementales auront été celles du mensonge. Il y a mensonge sur toute la ligne, sur les enjeux comme sur les résultats et sur leur interprétation.
Pour masquer le vide d’une élection à une assemblée départementale dont on ne sait même pas si elle existera encore demain et dont on décidera après coup des compétences, Manuel Valls a lancé l’opération pour ou contre le FN, histoire de vérifier si cette stratégie peut-être payante pour la présidentielle. Je trouve cela honteux. Après avoir fait monter la mayonnaise, il a fini par avoir un résultat qui est comme disent les enfants de manière incorrecte moins pire que s’il avait été plus pire. C’est le nouveau slogan du gouvernement : la réduction du déficit aussi est moins pire que si elle avait été plus pire.
Mais le Premier ministre peut mettre un autre succès à son actif, l’élimination que l’on peut qualifier d’historique du Parti socialiste dans le département du Haut Rhin surtout, comme le rappelle ans l’Alsace du 24 mars 2015 le politologue Richard Kleinschmager, «quand on se souvient que la PS alsacien est né à Mulhouse avec le SPD au XIXème siècle» et que «le seul moment où la gauche a eu une majorité départementale en Alsace sous la 5ème République, c’était lors du deuxième tour de l’élection présidentielle de 1988 et c’était dans le Haut-Rhin». Autant dire qu’une page se tourne. Le PS mulhousien veut croire qu’il a perdu uniquement à cause de la politique du gouvernement. Ce n’est pas toute la vérité. Il y a mis du sien et n’a donc pas résisté.
Globalement le mensonge sur les résultats consiste à les interpréter en pourcentage. Même à Strasbourg, comme le signale l’Observatoire de la vie politique en Alsace :« la gauche perd un tiers de ses voix, la droite la moitié, le FN les double. Ce phénomène, bien réel, n’est pas visible quand on regarde seulement les pourcentages sur les votants, qui est un calcul finalement factice ».
Ce qui frappe dans les résultats, c’est aussi l’émiettement de l’Alsace sans doute traduction d’émiettements plus profonds, en cours, d’anciennes relations économiques sociales et culturelles. Cela se lit dans les scores importants d’Unser Land (parti régionaliste alsacien) là où il était présent. Il était cependant très loin de l’être partout. Je prendrai l’exemple de la Ville de Saint Louis où il fait 24 % alors qu’à Mulhouse il n’avait pas du tout de candidat. On comprend bien que les intérêts d’une ville tournée vers Bâle au point de se détourner même de Mulhouse et dont l’emploi repose sur la capacité à être bilingue français-allemand semblent très loin de ceux de la Champagne Ardennes tournée, elle, vers le Luxembourg. La régionalisation a ignoré la question des frontières. A cet égard, un autre exemple éloquent se lit à Wissembourg.

Ni-ni et pas ni-ni

Les binômes de droite qui restent en lice face au Front National à Mulhouse sont composés d’un UMP et d’un UDI. Je passe sur le mensonge de la victoire de la seule UMP pour relever surtout que dans ces couples l’un est ni-ni, l’autre pas ni-ni du moins de part le positionnement national de leurs partis. Plus clair on ne fait pas. Avec deux positions contradictoires, on espère ratisser plus large. Mais ce n’est pas mieux à gauche. Dans le canton Mulhouse I, Claudine Boni da Silva et Thierry Sauter qui ne s’affichent pas PS mais qui le sont, appellent à «faire barrage aux candidats du Front national» tandis que, à Mulhouse II, le binôme socialiste se demande «quelle différence il y a entre l’extrême droite et la droite extrême» et appellent les électeurs à prendre leurs responsabilités. C’est clair ? Dans le troisième canton, le PS fait confiance «à la maturité et à intelligence politique» de ses électeurs qui veilleront «sans doute» à « donner une issue républicaine à ce deuxième tour de scrutin ». J’admire ce sans doute et cette issue républicaine !
Mais la palme revient au Parti communiste avec cet admirable texte :

« L’heure est maintenant au rassemblement le plus large à gauche et pour tous les citoyens de progrès. Au 2ème tour, nous appelons les électeurs à se rassembler derrière le candidat de gauche qui reste en lice et à utiliser le bulletin de vote pour empêcher l’élection d’élus du Front National qui ont dans le viseur, partout en France, les services publics, les politiques de solidarité et de progrès social portés par les départements. »

Je passe sur l’élection d’élus pour ne retenir que cet appel au rassemblement de la gauche à …Wittenheim, seul endroit où c’est encore possible. Et à Mulhouse, ou ailleurs dans le département, on fait quoi ? Silence éloquent.

Je vois un aspect positif dans ce côté chers électeurs, démerdez-vous, c’est que l’on va bien arriver à le faire et à se passer d’organisations qui font la preuve de leur inutilité. A se mettre enfin à reconstruire.

Post Scriptum : Je viens d’appendre que dans le canton de Mulhouse I le Front de gauche appelle à faire barrage au FN.

Les boitiers de vote numériques, révolution pédagogique ?

 

Tout enseignant possède une adresse mail professionnelle qu’il est censé ouvrir très régulièrement (fonctionnement du type “nul n’est censé ignorer la loi”). Cette adresse peut d’ailleurs être renvoyée sur une adresse personnelle. Or il s’avère que la hiérarchie, ministère ou autres inspecteurs pédagogiques l’utilisent de plus en plus, au point d’ailleurs où la réception de courriel de ce type n’est pas loin d’être quotidienne ou biquotidienne, week-end compris. Comme dans les entreprises, le nouvel enseignant n’échappe plus à son travail. Qui a dit que l’école n’était pas encore entrée dans l’ère du numérique ? C’est comme cela que, dernièrement, a été envoyé un courriel sur l’utilisation des boitiers de vote numériques. Et, ouvrant les liens donnés, quelle n’est pas la surprise de découvrir que nombre d’entreprises fournissent déjà des boitiers de vote avec logiciels adaptés à une utilisation pédagogique, et que ces boitiers sont déjà utilisés finalement depuis plusieurs années (les extraits de vidéos ou d’études présentés ici datent déjà de 2012 ou 2013). Lire la suite